« khobz, horriya, karâma wataniya ! »

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   Ben Ali a été contraint par des milliers de Tunisiennes et de Tunisiens de quitter le pouvoir. Mais ce n’est que le début de la victoire. La France a jusqu’ici toujours apporté son soutien au dictateur, qui a ouvert les frontières aux capitaux des entreprises françaises. Massivement implantées en Tunisie, ces entreprises font travailler les Tunisiennes et les Tunisiens, sept jours sur sept, pour un salaire de misère. Une travailleuse dans les entreprises françaises de textile commence le travail à sept heures du matin et quitte l’usine à six heures du soir pour 150 euros par mois !

   Ben Ali a été acculé au départ, mais les autorités françaises soutiennent Mohammed Ghannouchi, l’actuel premier ministre, qui assure ‘’la présidence par intérim’’ alors même que la Constitution ne lui en donne pas le droit. Ne soyons pas dupes ! Si le gouvernement français a refusé d’accueillir Ben Ali, ce n’est pas en soutien au peuple tunisien ! Ce gouvernement méprise la révolte populaire. Alors que des dizaines de Tunisien-ne-s étaient tué-e-s par les balles de la police, sous l’ordre du régime, l’Etat français a cautionné par son silence, l’assassinat des révolté-e-s. Pire, il est allé jusqu’à proposer, par la voix de Michèle Alliot-Marie, des renforts policiers ! 

    Les révolté-e-s ne scandent pas seulement « Ben Ali dégage ! », ils/elles clament : « pain, liberté, dignité nationale ! » (« khobz, horriya, karâma wataniya ! »). Comme eux/elles, nous exigeons que la France arrête de piller, comme elle l’a fait depuis un siècle les richesses matérielles et humaines de la Tunisie !

 

Kolektif dégage, JERF jeunes émigrés réunionnais en France

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